La Kaaba

La Kaaba
A propos de la « Ka'ba » et de sa « pierre noire »...

La « ka'ba » (ou kaaba, ka'aba... littéralement : « le cube »), petit édifice cubique au centre de la mosquée de La Mecque, en arabie Saoudite, constitue le « Saint des Saints » de l'islam.

Le « ka'ba », petit édifice cubique au centre de la mosquée de la mecque, en arabie Saoudite

Or, ce sanctuaire n'a rien de spécifiquement musulman puisqu'il s'agit d'un temple érigé bien avant l'invention du culte musulman par Mahomet.

Il existe d'ailleurs toute une série de légendes qui se rattachent à la ka'ba.
- L'une d'elle prétend que dieu aurait ordonné à ses anges, tournant autour d'une maison bâtie sous son trône, d'aller construire sur la terre une demeure similaire afin que ses « créatures » puissent aussi en faire le tour.
- Une autre affirme que dieu aurait ordonné à Adam de faire le pèlerinage à La Mekke, endroit où il aurait retrouvé Eve, très précisément sur le mont Arafat voisin.
- Une troisième légende avance que l'arche de Noé aurait tourné, quarante jours durant, autour de l'emplacement de la ka'ba avant d'aller échouer sur le mont Arafat.
- Enfin, une quatrième version veut que Dieu, sous forme d'un nuage, aurait conduit Abraham à l'emplacement où il aurait construit la première Ka'ba avec son fils Ismaël.

# Gepost op zaterdag 09 september 2006, 06u49

Gewijzigd op maandag 11 september 2006, 18u02

Le Saint Coran

Le Saint Coran
L'Islam est basé sur la croyance en Dieu, Unique et Tout Puissant. Tout ce qui existe hormis Dieu est créé par Dieu : les intentions, les pensées, les sentiments, le ciel, le soleil, l'homme, les animaux, le temps... L'imagination ne L'atteint pas et la raison ne Le cerne pas. Il ne peut prendre forme dans l'imagination de personne. Rien ne lui ressemble.

Un très grand saint, Dhou n-Noun-al-Masri (Que Dieu l'agrée) a dit :

"Quoi que tu imagines dans ton esprit,
Dieu est différent de cela"

De tous temps, des preuves évidentes ont été données à propos de l'existence de Dieu. Des hommes furent désignés par le Tout Puissant pour que la connaissance des préceptes divins soit accessible à tous. Ainsi, le musulman doit croire en tous les prophètes depuis Adam jusqu'à Mouhammad (Que la Paix et Salut soient sur eux). MouhammadPaix et Salut soient sur lui est le dernier prophète de l'Islam et, comme tous les autres, un modèle pour tous les hommes. Dieu nous a révélé le Saint Coran au travers du prophète MouhammadPaix et Salut soient sur lui.
Comme pour les précédents prophètes et les livres qu'ils ont pu recevoir, beaucoup d'hommes ont mis en doute le fait que le Saint Coran ait été révélé par Dieu. Pour eux, MouhammadPaix et Salut soient sur lui en est l'auteur. Et pourtant, des preuves évidentes et des faits scientifiques jusqu'alors inconnus furent révélés.

Afin d'illustrer mon propos, j'emprunterais deux exemples tirés du livre d'Ahmed DEEDAT, "El Qor'an, le miracle ultime" et un autre directement issu du Saint Coran, la description du développement embryonnaire. Vous trouverez également des extraits du Coran, à lire et à écouter, sur ses mérites ainsi qu'un bref historique sur compilation du Coran.

La Science dans le Coran

# Gepost op maandag 11 september 2006, 18u14

Gewijzigd op donderdag 26 maart 2009, 17u51

Fès - la cité religieuse : Voyage au c½ur du berceau de la Tijaanya

Fès - la cité religieuse : Voyage au c½ur du berceau de la Tijaanya
Le tombeau de Cheikh Ahmed Tidjane Chérif est d'une blancheur immaculée. Il est rectangulaire et prend les contours d'un édifice avec différents paliers qui se succèdent et s'offrent à la vue du visiteur qui débarque dans les locaux. A côté, se trouve un ouvrier posté sur un fût vide et qui s'active à décorer les murs qui entourent l'endroit où repose depuis l'an 1815 (année du calendrier Grégorien), Cheikh Ahmed Tidjane Chérif. La Zawiya (mausolée) constitue l'une des plus grandes attractions de la cité religieuse qu'est Fès. Et c'est ce qui explique l'exercice de la réfection auquel elle est soumise ces derniers temps. Ces travaux nécessitant des moyens importants, les bonnes volontés n'hésitent pas à se manifester. Et dans le lot, les descendants de Cheikh Ahmed Tidjane Chérif nous apprennent que le directeur général de la Compagnie sahélienne d'entreprise (Cse), Aliou Sow, fait partie de ces donateurs qui contribuent à embellir davantage la Zawia du fondateur de la confrérie Tijaanya.

RAPPEL A DIEU SUR LA POINTE DES PIEDS

La vie ainsi que la disparition du fondateur de la Tidianya ont une histoire. Ainsi, en écoutant le récit qui en est fait par nos différents interlocuteurs, on retient que le saint homme de Fès «a tiré sa révérence un jeudi après la prière du matin. Il demanda de l'eau, en but puis se coucha sur le côté droit». L'enfant d'Aynouhmady, petit-fils du prophète Mohamed (Psl) venait ainsi de partir, sur la pointe des pieds. C'est à l'approche du petit et du grand pèlerinage à La Mecque que la Zawia de Cheikh Ahmed Tidjane Chérif accueille davantage de fidèles. Une affluence qui se vérifie également lors de la commémoration des deux événements religieux : la naissance du Prophète Mohamed (Psl) plus connue sous le nom de Mawloud ou Gamou et la célébration de son septième jour. «Des gens affluent de partout, de tout le monde islamique, corrobore Zoubir, pour assister à la commémoration de ces deux événements religieux.» Même, la délégation du ministère des Infrastructures, de l'Equipement et des Transports, conduite par Mamadou Seck, lors de sa visite au royaume chérifien n'a pas su faire abstraction de «l'importante étape-escale» que constitue la ville religieuse de Fès. Un rêve qui se réalise pour certains ? Une autre façon, peut-être, d'effectuer sans en donner l'air, un «pèlerinage» et par la même occasion magnifier l'½uvre du défunt sage de Fès.

Face aux journalistes, le petit-fils de Cheikh Ahmed Tidjane Chérif se montre disponible. Son aisance, lorsqu'il évoque l'½uvre et le parcours de son aïeul, ne surprend guère. Avec des lunettes d'intello, l'homme qui affiche la quarantaine parle avec assurance. C'est ainsi qu'il confie que son aïeul Sidi Ahmed (autre nom donné à Cheikh Ahmed Tidjane Chérif par les Marocains), a «mémorisé le Coran à l'âge de sept ans». Il poursuit en soutenant que «c'est dès l'âge de seize ans qu'il traversa une grande épreuve». «Il s'agit de la mort concomitante de ses deux parents des faits d'une épidémie de variole en 1166», souligne son descendant. Un événement qui coïncide avec l'adolescence du garçon qui ne se laisse pas ébranler par cette étape «du théâtre de la vie». D'autant que cela va lui permettre de révéler une autre facette de sa vie de saint homme, à l'image de plusieurs vicaires du Tout-puissant. Il va faire preuve de dépassement en poursuivant ses recherches dans le domaine des sciences islamiques et spirituelles. Dans cette quête du savoir, l'Egypte des pharaons et la sainte Mecque l'accueillirent. Dans la cité religieuse saoudienne, il commence à cueillir les fruits de la patience religieuse et spirituelle. Car la connaissance et la pratique d'un grand Moufty indien du nom d'Al Hindyne ne fut que bénéfique pour le saint homme de Fès qui «hérita du savoir de ce dernier».

La Zawia de Cheikh Ahmed Tidiane Chérif se situe dans une vallée. Ainsi en poursuivant son chemin au-delà de Fès, le voyageur se surprend à se rendre compte de la hauteur que prennent les montagnes qui surplombent l'édifice religieux et tous les édifices qui l'entourent. Des explications de son petit-fils Chérif Tidjani Zoubir, il ressort que la construction de la Zawia du saint homme remonte, est à situer dans les années 1214-1215 de l'Hégire. Soit, quelque quinze ans après sa disparition. Dans les alentours, se trouve le marché de Fès qui se situe dans la Médina fondée il y a douze siècles. Un véritable labyrinthe assez impressionnant pour tout visiteur.

LA RENCONTRE AVEC LE PROPHETE (PSL)

Cheikh Ahmed Tidiane Chérif naquit dans le sud-algérien, à Aynouhmady dans l'Aghouwar. Il va quitter cette localité, à la suite des persécutions des Turcs, pour rejoindre Fès. Située sur l'oued Fès, un affluent du Sebou qui est un fleuve du royaume Chérifien, né dans le Moyen Atlas qui rejoint l'Atlantique et est long de 458 km, la ville de Fès qui accueille le saint homme a un climat très attrayant.

Dans sa quête du savoir, il va rester à l'écoute de tous jusqu'à la «grande ouverture» : La rencontre avec le Prophète Mohamed (Psl) qui est «son vingt-et-unième grand-père». Un événement qui a eu pour cadre le village algérien d'Abou Samkhoum. Et les récits historiques précisent que c'est en ces lieux que «Mohamed (Psl) lui a donné la Voix», la «tarixa» ou la confrérie.

Le Cheikh enseignait la «tarixa» Tidjanya dans sa Zawia de Fès, explique son petit-fils. Chérif Tidjani Zoubir rappelle qu'il y avait «des gens qui venaient de partout à travers le monde de l'Islam pour assister à ses cours». Et il se plaît à citer dans ce lot d'hommes en quête de connaissances religieuses et spirituelles supplémentaires, certaines de nos grandes figures religieuses : El Hadji Malick Sy, El hadji Omar Foutiyou Tall, El hadji Ibrahima Niasse, le fondateur de la famille religieuse de Médina Gounass du département de Vélingara, etc. De nombreux foyers religieux où les ziikrs collectifs ont aujourd'hui droit de cité.

Le petit-fils de Cheikh Ahmed Tidjane Chérif est loin d'avoir une idée du nombre de fidèles qui affluent vers Fès, la religieuse. Cependant, Chérif Tidjani Zoubir concède néanmoins à confier qu'il «y en a qui y viennent en groupe quand ils vont en pèlerinage en Arabie Saoudite (Ndlr : Le petit pèlerinage ou Oumra et le grand pèlerinage ou hadj). Parfois, il y a des gens qui viennent personnellement pour rester deux ou trois jours pour se recueillir sur le tombeau et repartent».

Dans ses relations avec le pouvoir spirituel, Sidi Ahmed a eu à servir de conseiller au prince «dans le domaine religieux». Le roi Mohis Limam «qui l'a bien accueilli» va aussi bénéficier de son appui dans son domaine de prédilection. A son arrivée dans le royaume chérifien, Cheikh Ahmed Tidjane Chérif sera traité dignement. Notre interlocuteur, Chérif Tidjane Zoubir révèle qu'à son installation au Maroc, son aïeul «n'avait pas encore trente ans. Depuis son arrivée à Fès, il a toujours été entouré, aimé et respecté par toute la dynastie alaouite (Ndlr : le nom de la tribu à laquelle appartient la famille régnante au Maroc). Lui-même aimait cette dynastie. Surtout à cause de son respect et de l'application des préceptes de l'Islam».

Aujourd'hui, l'héritage de la Tidjaanya est géré par la famille du défunt saint homme de Fès. Et Zoubir de souligner que cette gestion est hiérarchique. «En haut, il y a la famille du Cheikh. On se réfère à elle pour tout ce qui touche à la confrérie. Et puis, il y a les califes. Les califes de Tivouane, Mansour Sy, d'El hadj Omar Tall (Thierno Mountaga Tall), de Médina Baye (El hadj Dame Niasse) et de Médina Gounass», fait-il remarquer. Le mode de transmission du wird n'échappe pas à l'attention des journalistes venus aux nouvelles. Et le petit-fils de cheikh Ahmed Tidjane Chérif d'expliquer le rôle dévolu aux mouhadams nommés par les Califes. Ces derniers «donnent le wird à quelqu'un qui veut être tidjane (Ndlr : disciple de Cheikh Ahmed Tidjane Chérif) et lui enseignent les conditions dans lesquelles il doit se conformer à cette pratique».

LE SENEGAL ET LE TIDJANISME

Les liens entre le Sénégal et le Tidjanisme ne datent pas d'aujourd'hui. La confirmation vient des confidences de Zoubir qui les qualifie d'«ancestraux». «C'est enrichissant des deux côtés, renseigne-t-il, ce n'est pas nouveau.» Poursuivant sa narration, il note qu'«avant Cheikh Ahmed Tidiane Chérif, il y avait des relations entre l'Afrique subsaharienne et le royaume chérifien. Cela s'est renforcé avec la présence de Cheikh Ahmed Tidiane Chérif et de la confrérie Tidjanya». Autre preuve de ce renforcement des liens maroco-sénégalais, la présence remarquée d'étudiants sénégalais à Fès, selon Zoubir.

Au moment de notre passage au mausolée du saint homme, il n'y avait pas l'affluence des grands jours. Mais les quelques rares personnes présentes sur les lieux ne sont pas gênées d'accomplir leur devoir religieux à l'heure de la prière. Moment mis à profit pour mettre un terme à l'entretien avec le lointain petit-fils de Cheikh Ahmed Tidjane Chérif.

Interpellé par ses proches et autres disciples, Chérif Tidjani Zoubir va s'excuser, avant de prendre congé, non sans avoir évoquer la tradition soufie à travers une citation du prophète Mohamed (Psl) qu'il n'a pu finir.

Fès demeure la ville historique la mieux conservée du monde islamique. Avec une polpulation de 448 823 habitants, son tissu urbain est chiffré néanmoins à 160 000 personnes. On estime à plus de 8 000 les édifices ayant une valeur historique et artistique. Certains inventaires établis font état de plusieurs centaines de monuments : 184 lieux de culte, 135 fondouks, 110 palais et demeures. Ce qui fait de cette contrée du Maroc un centre religieux, touristique et universitaire.

# Gepost op maandag 11 september 2006, 18u17

Wird Tidjane

Wird Tidjane
Les tidjanes représente 51% des musulmans du Sénégal

La Tidjanyya (ou le Tidjanisme a pour fondateur Sidi Ahmed Al Tijani, né en Algérie en 1737 et décédé à Fez (Maroc) en 1815. Les principes du tidjanisme sont les enseignements religieux traditionnels de l'Islam donc de la sunna du prophète Mohammed. A cela s'ajoute la récitation de litanies tirées du coran dites wird et dhikr (souvenir, rappel divin (ndrl) . L'affiliation au tidjanisme se fait du guide religieux, ou muqaddam (dignitaire de la confrérie) au disciple (talibé) à qui on donne le wird tidjane. Le tidjanisme est composé de plusieurs wird tels que la wasifa (prière), et la hadra (séance de dhikr en groupe effectué le vendredi). L'adhésion à la Tidjanyya exclut toute appartenance à une autre confrérie et le disciple doit faire le serment de ne pas abandonner l'engagement de pratiquer de pratiquer le wird, car il permet une purification morale et une ascension spirituelle.

Le tidjanisme est introduit au Sénégal vers 1835 par l'illustre chef religieux Cheikh Omar Tall (1799-1864) qui sera relayé par El hadji malick Sy (1855-1922) . Ce dernier propagera la confrérie en pays wolof (Sénégal). En 1902, il s'installera définitivement à Tivaouane (région du Sénégal) qui devient, sous son impulsion, une des capitales du tidjanisme au Sénégal, mais aussi un centre d'enseignement de la culture islamique avec la création des écoles coraniques nommées « daraa ».

La confrérie tidjane représente de nos jours plus de 51% des musulmans sénégalais [*]. Le calife est le représentant de la communauté. Les disciples tidjanes ont pour seul guide dans la perfection de leur quête divine : le coran, la sunna (enseignements du prophète) et le wird tidjane qui porte le nom de son fondateur. L'unique guide de la tarîqa est Cheikh Ahmed Tijani qui a hérité de sa science auprès du prophète, le reste des muqaddams (dignitaires de la confrérie) sont là pour aider les nouveaux disciples pour leur montrer la voie et les encadrer dans leur recherche spirituelle. Pour ce qui est de la succession du califat chez la famille Sy de Tivaouane, elle est se fait de père en fils ou parmi les frères aînés du marabout. Les membres de la communauté tidjane se retrouvent chaque année dans la ville sainte de Tivaouane ou autres villes du Sénégal où se trouvent des dignitaires de cette confrérie à l'occasion de la commémoration du Gamou (Maouloud (anniversaire de la naissance du Prophète) pour y célébrer des chants religieux et lectures coraniques.

# Gepost op maandag 11 september 2006, 18u21

El Hadj Malick Sy

El Hadj Malick Sy
El Hadj Malick Sy s'est installé entre 1900 et 1902 à Tivaouane. Période pendant laquelle, le colon a cherché à imposer sa volonté. Mais celui qui est considéré comme un chevalier de l'Islam a réussi à se faire respecter et à faire passer ses idées.
Entre El Hadj Malick et le pouvoir colonial, c'est la stratégie de la coexistence pacifique. Armé de patience, de fermeté, de persévérance et d'abnégation, Maodo Malick Sy a fini par s'imposer sur l'échiquier national. Ainsi, Abdoul Aziz Sy, Ibn serigne Moustapha Sy Djamil, citant le savant Cheikh Anta Diop, affirme que son aïeul, à travers sa tactique, a su éviter les contacts dissolvants qui n'ont pour la plupart du temps abouti qu'à une destructuration de la société. Ce qui est d'ailleurs arrivé à presque tous les résistants qui ont adopté la méthode de la confronta tion violente. Mais, sa stratégie de la résistance pacifique ne l'empêchait pas de s'en prendre violemment aux colons héré tiques et à leur action démoniaque.
Il opta constamment pour l'éveil des consciences, à la barbe du pouvoir colonial. De ce point de vue, le champ de Diacksao était cadre très propice, pour délivrer un enseign ment à la fois religieux, moral et même politique.

El Hadj Malick Sy était un homme de son temps, d'une extraordinaire curiosité intellectuelle. À cet égard et pour s'informer sur les différentes activités du colon, il était abonné au journal officiel qu'il se faisait lire à chaque fois. Moraliste et éveilleur de conscience, le combat du guide spirituel a été de former, plus que tout autre, des soldats de la foi et de les disperser à travers le Sénégal et les territoires anciennement colonisés pour qu'ils diffusent le savoir, élargis sent les bases de la religion et de la tarikha


et forment des hommes qui, au plan de la réflexion et de l'action, ont toujours servi d'exemple et de modèle. L'exemple type est celui de ses Zawiyas implantées en plein coeur du dispositif colonial, c'est-à-dire princi- palement à Dakar et à saint-Louis.

En choisissant d'installer ses lieux de cultes en plein centre des deux capi tales qu'a connues le Sénégal, le Saint homme de Tivaouane a cher ché délibérément à déranger la quié tude du colon par les appels du muezzin. D'ailleurs, sa stratégie de quadrillage du territoire et de grand rassemblement du Gamou n'a pas manqué de susciter des inquiétudes chez le colon qui l'a convoqué pour l'interroger sur les armes qu'il détnait. À la grande surprise du gouver neur, Maodo lui brandit son chape let. Mener en période coloniale un combat de cette;."dimension et le gagner ne pouvait être que le fait d'un homme exceptionnel à tous points de vue et dont l'exemple de détachement et d'effacement ajoute à la grandeur. Pour dire que les bases d'une politique de décentralisation ont été jetées par l'universaliste.

# Gepost op maandag 11 september 2006, 18u25